Prise en main
Backtestez une sélection
Backtester, c'est rejouer votre sélection sur les courses déjà courues pour voir ce qu'elle aurait donné. C'est ce qui sépare une idée d'une idée vérifiée. L'opération prend quelques secondes ; ce guide vous montre surtout comment lire ce qui revient, et dans quel ordre.
Un backtest ne promet rien. Il dit ce qui s'est passé, pas ce qui se passera. Sa vraie utilité est ailleurs : il vous évite de jouer pendant six mois une idée qui ne marchait déjà pas avant.
1. Deux réglages avant de lancer
Tout se passe dans la barre Simulation, en haut de la zone de résultats de l'éditeur de sélection. Deux boutons méritent votre attention, les autres peuvent attendre.
- La période (le premier bouton, par exemple « 3 mois »). Elle ouvre les plages de backtest, avec des raccourcis pour les durées courantes. Plus la période est longue, plus le résultat est solide.
- Le type de pari (par exemple « Simple Placé »). Commencez par le placé : les chiffres bougent moins, donc ils se lisent mieux. Vous passerez au gagnant quand la sélection vous plaira.
Le troisième bouton (« 1-20 chx ») limite le nombre de chevaux retenus par course. Laissez-le tel quel pour l'instant : on y revient plus bas, parce qu'il change beaucoup de choses.
2. Lancer la simulation
À droite de la barre, un interrupteur Auto / Manuel.
- En Auto, la simulation se relance toute seule à chaque modification de vos critères. Une mention « ✓ À jour » confirme que ce que vous voyez correspond bien à ce que vous avez posé. C'est confortable pour tâtonner.
- En Manuel, un bouton Simuler apparaît et vous décidez du moment. Pratique quand vous voulez changer trois critères d'un coup avant de regarder le résultat.
Dans les deux cas, rien ne part tant qu'aucun critère n'est actif : le bouton reste éteint.
3. Les quatre chiffres, dans le bon ordre
Le bandeau de résultats en affiche quatre. L'ordre de lecture compte davantage que les valeurs elles-mêmes.
- Courses jouées, tout à droite. À lire en premier, toujours. En dessous d'une centaine de courses, les trois autres chiffres ne veulent rien dire. Sur la capture ci-dessus : 2 731 courses, l'échantillon est confortable.
- Réussite. La part des courses où un cheval retenu a effectivement gagné ou été placé, selon le pari choisi. Ici 68,1 % au placé.
- Rendement. Ce que votre mise serait devenue, en pourcentage. 100 %, c'est l'équilibre. En dessous, vous perdez ; au-dessus, vous gagnez. Ici 30,8 % : la sélection trouve souvent, mais ne rapporte pas.
- Rapport moyen. Ce que rapporte un coup gagnant, en euros. Un rapport moyen faible signale des chevaux que tout le monde avait vus.
Le score global, en lettre (de A+ à D), résume ces éléments en une note sur 10. Pratique pour comparer deux sélections d'un coup d'œil, insuffisant pour décider : c'est un raccourci, pas un verdict.
Réussite haute et rendement bas est le résultat le plus fréquent, et ce n'est pas un échec : c'est une information. Vous avez trouvé des chevaux solides, mais le marché les avait vus aussi, donc ils paient peu.
4. Les trois autres onglets
Le bilan n'est que le premier des quatre onglets de la zone de résultats. Les trois autres répondent à des questions différentes.
- Pronostics : les chevaux du jour que votre sélection retient, course par course. Le compteur à côté du titre vous dit tout de suite combien elle en trouve aujourd'hui. Comme dans la Synthèse, cliquer sur l'en-tête d'une course ouvre son détail, avec les chevaux retenus et leurs valeurs de critères.
- Historique : le détail des paris du backtest, course par course, sur toute la période testée. C'est là qu'on va voir ce qui se cache derrière un pourcentage : filtrez par hippodrome, par plage de dates ou par nom de prix, et regardez à quoi ressemblaient les mauvaises journées.
- Explorateur IA : il teste des variantes de votre sélection pendant que vous faites autre chose. Vous figez les critères auxquels il ne doit pas toucher, il fait varier les autres. C'est le sujet d'un guide à part.
Le réflexe utile est d'aller de l'un à l'autre : le bilan donne le chiffre, l'historique montre les courses qui l'ont produit, et les pronostics disent ce que ça donne aujourd'hui.
5. Reconnaître une sélection qui ne tient pas
Quatre signaux, faciles à repérer.
- Trop peu de courses. Vingt courses sur trois ans, c'est du hasard mis en forme. Allongez la période avant toute chose.
- Trop de chevaux par course. La carte « Analyse » donne le nombre de chevaux retenus par course. À quatre chevaux sur huit partants, une réussite de 70 % n'a rien d'impressionnant : vous avez joué la moitié du champ.
- Un résultat qui s'effondre quand on allonge la période. Testez sur trois mois, puis sur deux ans. Une sélection qui ne survit pas à ce changement décrivait une bonne passe, pas une régularité.
- Une longue série perdante. La carte « Stratégie » affiche la plus longue suite de mises perdantes. Même une sélection rentable sur le papier est injouable si elle impose d'encaisser cinquante échecs d'affilée.
Et si le logiciel affiche « Aucune course trouvée » ? Ce n'est pas une panne : vos critères ne se sont jamais présentés ensemble sur la période. Retirez-en un, ou allongez la période.
Le réflexe utile est le second. Si votre angle est étroit mais juste, allongez la période testée : n'élargissez pas la règle pour faire monter le nombre de courses.
Ce qu'il faut retenir
Le backtest ne vous dit pas si une sélection va gagner. Il vous dit si elle a déjà tenu, sur combien de courses, et à quel prix. C'est peu, et c'est énormément : sans lui, vous jouez une intuition ; avec lui, vous jouez une intuition dont vous connaissez le passé.
Un dernier conseil : désactivez un critère et relancez. En un aller retour, vous saurez ce qu'il apportait vraiment. C'est le geste le plus instructif de tout l'éditeur, et le moins utilisé.
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