Prise en main

Créez votre première sélection

Une sélection, dans Dataturf Critérium, c'est une question posée à la base des courses : « montre-moi les chevaux qui remplissent telle et telle condition ». Rien de plus. Ce guide en construit une de bout en bout, avec deux critères seulement, et vous montre comment savoir si elle tient debout. Comptez dix minutes.

Vous ne pouvez rien casser. Une sélection ne joue pas, ne mise pas et n'engage aucun argent. Elle décrit une condition, et le logiciel vous dit ce que cette condition aurait donné sur les courses passées. Tant que vous n'enregistrez pas, rien n'est conservé.

Le vocabulaire est repris en une phrase chacun dans le glossaire.

Ce qu'il faut avoir en tête avant de commencer

Trois mots reviennent sans arrêt, autant les poser tout de suite.

  • Un critère est une condition portant sur un partant, une course ou une réunion : « le cheval descend de catégorie », « le driver gagne souvent sur cet hippodrome », « la course fait moins de 2 000 mètres ».
  • Une sélection est un paquet de critères. Un partant est retenu s'il les remplit tous. Plus vous en ajoutez, moins il y a de chevaux retenus.
  • Une synthèse rassemble plusieurs sélections et attribue une note à chaque partant du jour. C'est le S.N.P., décrit dans l'article sur le fonctionnement du logiciel. Votre sélection ira s'y ranger à la fin de ce guide.

Une dernière chose, la plus importante : commencez avec deux critères, pas dix. Une sélection à deux critères se comprend, se corrige et se compare. Une sélection à dix critères ne retient plus rien et ne vous apprend rien.

1. Ouvrir l'éditeur de sélection

Depuis n'importe quel écran, appuyez sur F4, ou passez par l'onglet Sélections puis le bouton de création. Le logiciel vous propose d'abord de partir d'un modèle existant ou de partir de zéro. Pour ce guide, choisissez « Partir de zéro » : on veut voir chaque pièce se poser.

Au choix : recopier un modèle déjà testé, ou partir d'une page blanche. Chaque vignette annonce d'emblée sa réussite et son rendement.

L'éditeur s'ouvre en deux zones : à gauche vos critères (vide pour l'instant), à droite la zone de résultats, qui attend que vous lanciez une simulation. Le message « Aucun critère défini, cliquez sur "Ajouter un critère" pour commencer » est normal.

2. Poser le premier critère

Cliquez sur Ajouter un critère. Un panneau s'ouvre sur la gauche, organisé en trois temps : la rubrique, puis le critère, puis sa valeur. Vous avancez de gauche à droite, et vous pouvez revenir en arrière à tout moment.

En haut du panneau, un sélecteur Essentiel / Pro. Laissez-le sur Essentiel : il ne montre que les critères qui se répondent par oui ou par non, sans réglage de seuil. C'est exactement ce qu'il vous faut aujourd'hui.

Rubrique, critère, valeur : les trois colonnes restent visibles, on peut changer d'avis sans repartir de zéro. La vue ci-dessus est en mode Pro, qui donne accès à l'ensemble du catalogue ; en « Essentiel » la liste est bien plus courte.

Prenons un angle classique au trot : le cheval qui descend de catégorie, c'est à dire qui affronte aujourd'hui moins fort que d'habitude. Rubrique Indicateur cheval, critère « Le cheval descend de catégorie », valeur Oui.

Sous chaque critère, une ligne indique la part des partants qu'il retient (ici environ 30 %). Prenez l'habitude de la lire : c'est elle qui vous dit si vous venez de poser un filtre large ou un filtre serré.

Pourquoi ce critère plutôt qu'un autre ? Parce qu'il repose sur un fait vérifiable (l'allocation de la course du jour comparée à celles des courses précédentes du cheval) et non sur une impression. C'est le genre de point de départ qui se discute et se teste.

3. Ajouter un second critère

Un seul critère retient beaucoup trop de monde pour être jouable. Ajoutez-en un deuxième, dans une autre famille : si les deux disent la même chose, vous n'avez pas vraiment resserré, vous avez répété.

Restons simples : rubrique Course, critère « C'est du trot attelé », valeur Oui. La sélection ne parlera plus que d'une discipline, ce qui rend le résultat beaucoup plus lisible.

Vos deux critères s'empilent maintenant dans la colonne de gauche. Chacun peut être désactivé d'un clic sans être supprimé, ce qui est très pratique pour mesurer ce qu'un critère apporte vraiment : lancez la simulation avec, puis sans.

4. Lancer le backtest

Cliquez sur Simuler. Le logiciel rejoue vos deux conditions sur toutes les courses passées de la base et vous dit ce qu'elles auraient donné. C'est un backtest, et c'est le cœur de l'outil.

Deux réglages méritent un coup d'œil avant de lancer, tous deux dans la barre du haut :

  • Plages de backtest : la période testée. Plus elle est longue, plus le résultat est fiable.
  • Stratégie financière : le type de pari simulé (gagnant, placé) et la mise. Commencez par le placé, moins spectaculaire et beaucoup plus parlant.
À gauche ce que vous demandez, à droite ce que ça aurait donné : ici 2 731 courses, 68,1 % de réussite au placé, et un rendement de 30,8 %.

« Aucune course trouvée » n'est pas une panne. C'est la réponse honnête du logiciel quand vos critères ne se sont jamais présentés ensemble sur la période testée. Retirez un critère, ou allongez la période.

5. Lire le résultat sans se raconter d'histoires

Trois chiffres, dans cet ordre.

  1. Le nombre de courses analysées. À lire en premier, toujours. En dessous d'une centaine, tout le reste est du bruit : un taux de réussite calculé sur douze courses ne veut rien dire.
  2. Le taux de réussite. La part des courses où un cheval retenu a effectivement gagné ou été placé. Il se compare toujours à quelque chose : retirez un critère et regardez s'il monte ou s'il descend.
  3. Le rendement. Ce que la mise serait devenue. Cent pour cent, c'est l'équilibre. C'est le seul chiffre qui parle d'argent, et c'est le plus difficile à faire monter.

Un taux de réussite élevé avec un rendement bas est le résultat le plus fréquent, et il a une explication simple : vous avez trouvé des chevaux que tout le monde avait vus, donc peu payés. Ce n'est pas un échec, c'est une information.

Si votre sélection ne retient que quinze courses par an, ce n'est pas un défaut. Un angle étroit joué au bon moment vaut mieux qu'une condition large jouée tous les jours. Quand l'échantillon est trop mince pour conclure, allongez la période testée : n'élargissez pas la règle.

6. Enregistrer la sélection dans une synthèse

Cliquez sur Sauvegarder. Trois champs seulement sont nécessaires :

  • Nom de la sélection : décrivez la condition, pas l'espoir. « Descente de catégorie attelé » sera encore clair dans six mois, « Ma super sélec » non.
  • Description (facultative) : pourquoi vous avez posé ces critères. C'est ce que vous relirez quand la sélection se mettra à décevoir.
  • Synthèse : le dossier qui la reçoit. Vous pouvez en créer une nouvelle au moment de l'enregistrement.

À partir de là, votre sélection travaille toute seule. Chaque matin, elle examine les partants du jour et donne des points à ceux qui remplissent ses conditions. Ces points s'additionnent à ceux des autres sélections de la même synthèse : c'est ce total qui forme la note du partant dans la Synthèse du jour.

Le lendemain matin : votre sélection cite des chevaux, et sa voix compte dans la note.

Et ensuite ?

Vous avez maintenant une sélection qui tourne. La suite n'est pas de la complexifier, mais d'en faire d'autres : quelques angles étroits, qui se déclenchent rarement et pour de bonnes raisons, valent mieux qu'une seule sélection à laquelle on ajoute des critères jusqu'à ce qu'elle ait l'air bonne.

Trois pistes, dans l'ordre où elles servent :

  • Ouvrez l'onglet À la une : des sélections partagées y sont publiées comme des idées à recopier dans vos propres synthèses. C'est le raccourci le plus rapide pour voir comment d'autres raisonnent.
  • Reprenez votre sélection et désactivez un critère, puis relancez. Vous verrez tout de suite ce qu'il apportait vraiment.
  • Quand une sélection vous plaît, confiez ses variantes à l'explorateur IA : il teste des versions voisines de vos critères pendant que vous faites autre chose. Il n'invente pas de critère que vous n'avez pas posé.

Faites le premier pas

Une partie de l'application est ouverte sans compte : sélections à la une, résultats de la veille en clair et synthèse du jour. De quoi voir à quoi ressemble le travail avant de vous décider.

Ensuite, c'est 19 € le mois, sans engagement de durée : 45 € les trois mois (15 € par mois), 99 € l'année (8,25 € par mois). Une seule formule de fonctions : tout est compris dans les trois durées, synthèses, éditeur, backtest et explorateur IA. Paiement par PayPal.

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