Fonctionnalité
Faut-il ajouter ce critère ? L'explorateur IA teste les variantes
Vous avez une sélection de jeu qui tient à peu près la route. Reste la question qui ne se referme jamais : et si je montais ce seuil d'un cran ? et si je retirais la corde ? et si je gardais seulement cet hippodrome ? Chaque réponse demande un backtest, et il y en a des dizaines à faire. L'explorateur IA de Dataturf Critérium fait ce travail d'essais : il fabrique les variantes de votre sélection, les éprouve une par une sur l'historique, et ne vous montre que celles qui tiennent vos conditions.
Le problème : vingt questions, une soirée de backtests
Construire une sélection de jeu ne pose pas de difficulté : on assemble quelques critères, on lance le backtest, on lit le résultat. La difficulté vient après. Le chiffre s'affiche, il est correct sans être formidable, et commence alors la série de questions :
- ce seuil de forme à 5, ne vaudrait-il pas mieux à 6 ? Ou à 4 ?
- ce critère de corde apporte-t-il vraiment quelque chose, ou coûte-t-il des courses ?
- si je limite aux trois hippodromes qui marchent le mieux, qu'est-ce que ça donne ?
- et si je faisais les deux à la fois ?
Chacune est un backtest. À la main, on en fait cinq ou six, on se lasse, et on garde la première version qui semblait convenable, c'est-à-dire qu'on abandonne la recherche au moment précis où elle devenait intéressante. Un ordinateur, lui, ne se lasse pas : il en fait cent vingt sans se plaindre, pendant que vous faites autre chose.
L'explorateur ne remplace pas votre intuition : il vérifie celles que vous n'auriez jamais pris le temps de vérifier.
Ce que fait l'explorateur, en clair
Il part de votre sélection, jamais d'une page blanche
L'explorateur est un onglet de l'éditeur de sélection. Son point de départ est exactement la sélection ouverte devant vous : les mêmes critères, la même période d'analyse, la même stratégie financière, les mêmes options. Rien à ressaisir, rien à reparamétrer.
Sa première action est de backtester votre sélection telle quelle. C'est la référence : elle reste affichée en haut du tableau pendant toute la recherche, pour que chaque variante se lise en comparaison de ce que vous aviez déjà. Une variante n'est intéressante que si elle bat ce point de départ.
Et votre sélection ne risque rien : l'exploration travaille sur une copie. Rien n'est enregistré, rien n'écrase votre travail.
Les quatre façons dont il modifie un critère
Une variante, c'est votre sélection avec une modification. L'explorateur sait en faire quatre sortes, selon la nature du critère.
| Type de critère | Ce qu'il fait | Exemple |
|---|---|---|
| Numérique | Déplace la borne basse, la borne haute, ou les deux, d'un cran | Forme récente [3 ; 10] → [4 ; 10] |
| Oui / non | Inverse la valeur | Déferré : Oui → Non |
| À valeurs | Retire une valeur de la liste, ou isole une valeur unique | Hippodrome : Vincennes seul |
| Tous | Retire complètement le critère | Corde favorable : filtre retiré |
Le « cran » des critères numériques n'est pas arbitraire : c'est un vingtième de l'amplitude du critère. Un critère qui va de 0 à 100 se déplace de 5 en 5 ; un critère qui va de 0 à 20 se déplace de 1 en 1. Chaque critère est ainsi exploré à son échelle, et jamais au-delà de ses bornes.
Le retrait pur et simple d'un critère mérite une mention à part : c'est souvent la variante la plus instructive. Un critère qu'on croyait essentiel et dont le retrait améliore le résultat vous apprend davantage sur votre jeu que dix réglages fins. L'explorateur ne le propose jamais s'il ne resterait plus aucun critère derrière : une sélection vide ne veut rien dire.
Il n'invente rien, et c'est voulu
Point important, et c'est une limite assumée : l'explorateur ne peut pas ajouter un critère que vous n'avez pas mis. Il modifie et il retire, il n'invente pas. Le vocabulaire de la recherche reste le vôtre.
C'est cohérent avec l'esprit de l'outil : une sélection doit rester quelque chose que vous pouvez relire et défendre. Une machine qui ajouterait d'elle-même des critères vous rendrait exactement ce que le logiciel cherche à éviter : une boîte noire dont les choix ne s'expliquent pas.
Ce que vous voyez pendant la recherche
L'exploration tourne côté serveur et les résultats arrivent au fur et à mesure : un compteur de variantes testées, le nombre de retenues, le temps écoulé, les crédits consommés. Vous n'attendez pas la fin pour voir les premières trouvailles, et vous pouvez arrêter à tout moment.
Chaque variante retenue est décrite par son écart net avec votre sélection de base, en français : « Forme récente : [3 ; 10] → [4 ; 10] », « Corde favorable : filtre retiré », « Hippodrome : Enghien retiré ». Pas un identifiant technique, pas un chemin de calcul : la différence, telle que vous l'auriez écrite vous-même. À côté, ses chiffres : réussite placé, réussite gagnant, rendement, nombre de courses, chevaux par course, plus longue série perdante.
Et une variante qui vous plaît s'ouvre dans l'éditeur en un clic, avec son jeu de critères complet. Vous reprenez la main exactement là où l'explorateur s'est arrêté : à vous de la relire, de la modifier, de la garder ou de la jeter.
Les réglages : figer, doser, filtrer
Un clic suffit pour lancer une exploration avec les réglages par défaut. Trois réglages méritent pourtant qu'on s'y attarde, parce qu'ils changent complètement la qualité de ce que vous obtenez.
1. Figer ou explorer, critère par critère
Devant chaque critère de votre sélection, deux boutons : Explorer ou Figer. Un critère figé ne sera jamais touché ; les autres pourront varier.
C'est le réglage le plus utile de tout l'onglet, et le plus négligé. Si votre sélection porte sur le trot monté, figez le critère de discipline : sinon l'explorateur passera une partie de son budget à vous démontrer que la même sélection donne autre chose en attelé, ce qui ne vous intéresse pas. Chaque critère figé, c'est du budget rendu aux questions que vous vous posez réellement.
La bonne pratique : figez ce qui définit votre angle (discipline, type de course, ce que vous savez juste), laissez libres les seuils dont vous n'êtes pas sûr. Ce sont précisément ceux-là que vous n'auriez jamais eu la patience de tester un par un.
2. Le niveau : combien de variantes, combien de temps
Trois niveaux, qui fixent chacun un budget de variantes et une durée maximale. L'exploration s'arrête dès que l'un des deux est atteint.
| Niveau | Variantes | Durée max | Quand l'utiliser |
|---|---|---|---|
| Rapide | 30 | 1 minute | Un doute précis sur un ou deux seuils, une réponse tout de suite |
| Standard | 120 | 5 minutes | Le réglage de tous les jours, sur une sélection déjà dégrossie |
| Approfondi | 500 | 20 minutes | Une sélection à plusieurs critères libres, ou un hippodrome à isoler |
Un mode personnalisé permet de fixer soi-même les deux valeurs, dans la limite des plafonds du serveur : 1 000 variantes et 30 minutes. Ces plafonds ne sont pas là pour vous brider : chaque variante est un vrai backtest sur la base complète, et une exploration sans limite mobiliserait le serveur pour tout le monde.
Un conseil d'usage : commencez en Rapide. Si les trente premières variantes ne font apparaître aucune piste, ce n'est pas le budget qui manque, c'est que votre sélection est déjà à son optimum local, ou que vous explorez les mauvais critères.
3. Les filtres de validation : ce que vous acceptez de voir
Toutes les variantes sont testées ; seules celles qui passent vos conditions sont affichées. C'est ce qui évite de se retrouver devant cent lignes dont quatre-vingt-quinze n'ont aucun intérêt.
- Réussite placé minimum : le taux de chevaux placés en dessous duquel la variante ne vous est pas montrée.
- Rendement minimum : exprimé en base 100 (100 = équilibre, au-dessus = bénéfice sur la période testée).
- Courses minimum : le garde-fou le plus important, on y revient plus bas : une variante brillante sur huit courses ne prouve rien.
- Chevaux par course maximum : plafonne le nombre moyen de partants retenus. Plus il est bas, plus la sélection est tranchante.
Les conditions se cumulent : une variante doit les respecter toutes pour apparaître. Une condition laissée vide n'est simplement pas appliquée. Les valeurs par défaut (réussite placé 50 %, rendement 80, 10 courses, 3 chevaux par course) sont un point de départ raisonnable, pas une recommandation : à vous de les durcir.
À savoir : les filtres de validation trient l'affichage. Une variante rejetée a bien été testée : elle compte dans le décompte des variantes explorées, elle n'apparaît simplement pas dans vos résultats.
Comment il cherche : ce n'est pas du hasard
On pourrait imaginer que l'explorateur tire des variantes au sort jusqu'à épuisement du budget. Ce serait un gâchis : avec quatre ou cinq critères libres, le nombre de combinaisons possibles se compte en milliers, et 120 tirages au hasard là-dedans ne trouveraient rien. Il procède autrement.
La recherche par faisceau : creuser les bonnes pistes
L'explorateur travaille par vagues. À la première, il applique toutes les modifications possibles à votre sélection de base et teste chacune. Puis il classe les résultats, garde les cinq meilleurs, et recommence : à la vague suivante, ce sont ces cinq variantes qui sont modifiées à leur tour. Et ainsi de suite jusqu'à épuisement du budget ou du temps.
C'est exactement la démarche d'un joueur méthodique : on ne repart pas de zéro à chaque essai, on continue à partir de ce qui a le mieux marché. La différence, c'est qu'il tient cinq pistes en parallèle au lieu d'une, ce qui l'empêche de s'enfermer trop vite dans la première direction venue. C'est ce qui permet de découvrir des variantes à deux ou trois modifications cumulées, celles qu'on ne teste jamais à la main, parce qu'il faudrait déjà avoir eu l'idée des deux premières.
Le cas des critères à valeurs : une recherche en deux temps
Les critères à valeurs (hippodrome, driver, entraîneur, discipline) posent un problème particulier : ils n'ont pas de « cran suivant ». Passer de Vincennes à Enghien n'est pas un petit pas, c'est un autre monde. Les déplacer progressivement n'aurait aucun sens.
Quand votre sélection en contient au moins un qui n'est pas figé, l'explorateur change de stratégie et procède en deux phases.
- Phase 1 : les combinaisons de valeurs. Il teste des combinaisons de valeurs possibles (cet hippodrome × ce driver × cette discipline), en laissant les seuils numériques figés à votre réglage. Il y consacre environ 60 % du budget. Les valeurs testées sont les 40 plus fréquentes de la base pour ce critère : inutile d'explorer un hippodrome qui apparaît trois fois en cinq ans. Et si les combinaisons sont trop nombreuses pour le budget, il en tire un échantillon au sort plutôt que d'en explorer une seule partie et d'ignorer le reste.
- Phase 2 : l'affinage. Les trois meilleures combinaisons deviennent chacune un point d'ancrage : leurs valeurs sont figées à leur tour, et la recherche par faisceau reprend, cette fois sur les seuils numériques. Le reste du budget y passe.
Traduit en langage de turfiste : il commence par trouver où et avec qui votre angle fonctionne le mieux, puis il règle finement les curseurs à cet endroit-là. C'est l'ordre dans lequel on procéderait soi-même, avec beaucoup plus de patience.
Ce qu'il évite de refaire
Deux mécanismes discrets font gagner beaucoup de budget, et donc de crédits.
- Aucune variante n'est testée deux fois. Chaque jeu de critères reçoit une empreinte indépendante de l'ordre dans lequel les modifications ont été appliquées. Deux chemins différents qui aboutissent au même résultat ne coûtent qu'un seul backtest.
- Les impasses ne sont pas creusées. Une variante qui ne ramène aucune course (ou beaucoup moins que votre minimum) est bien affichée dans le décompte, mais elle ne sert pas de point de départ à la vague suivante. Inutile d'affiner une sélection qui ne joue jamais.
Durée, crédits et garde-fous
Une variante = un vrai backtest sur la base complète. C'est ce qui rend l'explorateur puissant, et c'est aussi ce qui demande de la puissance machine : pour que personne ne monopolise le serveur en lançant des explorations en boucle toute la journée, chaque compte dispose d'un compteur de crédits.
Il faut le voir pour ce qu'il est : un garde-fou contre les excès, pas une monnaie à économiser. Chaque compte démarre avec 5 000 crédits, et le solde est réattribué toutes les 24 heures. En pratique, 5 000 crédits représentent une très grande quantité de recherches : un usage normal, même intensif, n'en voit jamais le bout dans une journée.
- Le coût d'un lancement est dynamique : il dépend du niveau choisi et du nombre de variantes réellement explorées.
- Il vous est annoncé avant de lancer, avec votre solde, et une confirmation vous est demandée : vous savez toujours où vous en êtes.
- Seules les variantes réellement testées sont décomptées. Une exploration arrêtée au bout de dix secondes ne consomme que ce qu'elle a fait.
- Le compteur repart au bout de 24 heures : rien ne se cumule, rien ne se perd, rien ne se rachète.
À côté du compteur, les vrais garde-fous du quotidien : un bouton d'arrêt actif à tout moment, la durée maximale du niveau choisi, le budget de variantes, et une seule exploration à la fois par utilisateur : le serveur en fait tourner deux en parallèle au maximum, pour que la recherche de l'un ne ralentisse pas les backtests de l'autre. À la fin, l'écran vous dit toujours pourquoi ça s'est arrêté : exploration terminée, arrêtée par vous, ou temps maximal atteint.
Pendant tout ce temps, l'exploration est isolée du reste : elle ne sauvegarde rien, ne produit aucun export, et met de côté les calculs les plus lourds du backtest pour aller vite. Ce que vous obtenez sur une variante est un résumé chiffré, pas un dossier complet : le dossier complet, vous l'obtiendrez en ouvrant la variante dans l'éditeur.
Ce que l'explorateur ne fait pas
Deux cas où il ne pourra rien pour vous, autant les connaître : un critère de texte libre n'est jamais exploré (il n'a pas de voisin logique) et un critère numérique dépourvu de bornes ne l'est pas non plus, faute de savoir de combien le déplacer. Ces critères-là restent exactement tels que vous les avez écrits, et l'explorateur travaille autour d'eux.
Il ne décide pas non plus à votre place. Il vous rend une liste de variantes avec leurs chiffres ; laquelle adopter, laquelle écarter, cela reste votre jugement. Deux réflexes utiles au moment de choisir :
- Regardez le nombre de courses avant le taux de réussite. Une variante à 80 % sur douze courses n'apprend pas grand-chose ; la même sur trois cents courses commence à parler. C'est à cela que sert le filtre « courses minimum », et il gagne souvent à être monté au-dessus de sa valeur par défaut.
- Préférez les variantes stables. Une bonne variante reste bonne quand on bouge un peu ses seuils. Cela se vérifie d'un coup d'œil, puisque l'explorateur a justement testé les valeurs voisines : si elles donnent des résultats comparables, vous tenez quelque chose de solide.
Enfin, la règle qui vaut pour tout le logiciel : une variante gagnante sur l'historique est une variante qui a bien fonctionné par le passé. Aucun résultat passé ne garantit un résultat futur. L'explorateur vous fait gagner les heures que vous auriez passées à tâtonner : il ne vous dispense pas de juger ce qu'il vous rapporte.
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